Chloé Rinaldi, Cheffe de projet d’eureka FORMATION est allée à la rencontre de Vanessa Thomann-Rechik et Stéphane Fleury, les âmes de l’Amuse-Bar à La Chaux-de-Fonds. Découvrez leur histoire inspirante : 

Comment racontez-vous l’histoire de l’Amuse-Bar à vos visiteurs ?

C’est pendant la pandémie mondiale que l’idée de L’Amuse-Bar est née.
On jouait entre amis, presque chaque semaine, et soudain, une idée a surgi : et si on ouvrait un bar à jeux à La Chaux-de-Fonds ? Comme en France, comme en Belgique… mais chez nous !

Qu’est-ce qui rend l’expérience de l’Amuse-Bar différente de celle d’un bar classique ?

À l’Amuse-Bar, on ne vient pas seulement boire un verre ou manger : on plonge dans l’univers du jeu de société. Grâce à LUDESCO, plus de 2000 jeux sont en libre-service.

Ici, les téléphones disparaissent presque, et les gens se reconnectent vraiment entre eux.

C’est un lieu ouvert à tous : familles, ados, jeunes adultes, grands-parents… parfois même trois ou quatre générations autour de la même table.

Résultat : une ambiance chaleureuse, authentique, où l’on partage quelque chose de différent.

Comment les jeux et animations modernes contribuent-ils à créer une ambiance conviviale ?

Les jeux font rire, détendent et rapprochent les gens.
On se découvre autrement, on retrouve son âme d’enfant et on crée des souvenirs communs.

En jouant, on apprend sans même s’en rendre compte… et toujours avec le sourire !

En quoi cette combinaison d’authencité et de modernité vous paraît-elle innovante ?

L’authenticité, c’est d’abord le lien humain et le plaisir de partager notre passion du jeu. C’est aussi celle du terroir : bières artisanales régionales, viennoiseries de la Boulangerie du Croissant Chaud, whisky produit par l’ancien fromager de La Brévine ou même le Coca de Fenin !

On mélange convivialité, modernité et saveurs locales pour une expérience unique, surprenante et chaleureuse.

Comment imaginez-vous faire évoluer cette expérience dans les années à venir ?

La rentabilité à long terme reste un défi constant pour L’Amuse-Bar. Même si la fréquentation et la satisfaction client sont excellentes, il faut continuer à ajuster nos pratiques pour assurer la pérennité du lieu.

Nous explorons différentes pistes pour rendre certains projets plus rentables, en particulier les souper-entreprises, mais aussi l’organisation d’événements externes en collaboration avec d’autres comme récemment avec la braderie à La Chaux-de-Fonds.

La formation Rentabilité par Daniel Charbonnier chez eureka FORMATION a été un pilier essentiel pour nous. Elle nous a inspirés à apporter plusieurs ajustements dans notre bar à jeux afin d’améliorer la rentabilité. Sa question clé – « Offrons-nous des assiettes ou du temps ? Comment monétiser cela pour rester rentable et compris de nos clients ? » – a guidé nos choix et optimisations.

L’objectif est de garder notre bar à jeux atypique ouvert et vivant encore de nombreuses années, tout en continuant à partager des expériences uniques et conviviale

Alors que l’interview touche à sa fin, les tasses de café se vident lentement et les sourires restent bien présents.
Chloé remercie chaleureusement Vanessa et Stéphane pour leur accueil généreux et leur passion communicative.
Difficile de partir sans prolonger le moment : un jeu est sorti, les dés roulent, les rires éclatent.
Entre deux cartes et une dernière gorgée, on comprend vite que l’Amuse-Bar porte bien son nom — ici, on vient pour parler, pour jouer, et surtout, pour partager. 

Face aux enjeux économiques actuels tels que l’augmentation des coûts de marchandises ou le recrutement du personnel, nous constatons qu’atteindre la rentabilité d’un restaurant devient le défi constant.
C’est pourquoi nous avons mis en place un pack exclusif :

Rigueur et Vigueur !

Le Module rentabilité fait partie de ce  pack. Pour en savoir plus, cliquez ici : 

Storytelling, Aristote et l’Amuse Bar

Delphine Genin
Directrice académique
Ecole hotellière de Genève

Combien de stories avez-vous scrollées depuis ce matin sur vos réseaux sociaux ? A raison de 12 secondes en moyenne par story instagram, soit 5 stories par minutes, nous en consommons des centaines par jour. Une story… ou en bon langage français : une histoire.

Les humains sont des animaux narratifs. D’Aristote à la sociologie contemporaine, la même chanson : les humains doivent leur survie à leur capacité à produire, partager et écouter des histoires. Aujourd’hui, on parle de « storytelling de marque », mais au fond, nous sommes tous des enfants devant la promesse d’un « il était une fois ». Tout le monde raconte des histoires, le bruit est incessant et pourtant souvent le vide.

Alors pour ce que ce l’on raconte compte vraiment, il faut un concept bien solide, fédérateur et inspirant. Une idée simple et puissante, qui se décline aisément. Un concept qui provoque émotions et adhésion. Par exemple, un endroit où l’on joue et mange bien, un endroit qui rassemble.

Et là, votre humble autrice de conclure que l’Amuse Bar est une pépite d’humanité et d’ambition. Bravo à toute l’équipe !